Lucibel

La startup Lucibel a été fondée dès 2008 par Frédéric Granotier, qui avait auparavant participé à la création de Poweo, fournisseur alternatif d’électricité bien connu. Après avoir été au côté de Frédéric Beigbeder au sein de Poweo, il a en effet décidé de passer de la distribution à l’utilisation de l’électricité avec sa startup Lucibel.

 

De l’éclairage à l’accès internet

 

La startup Lucibel s’est initialement intéressée à l’éclairage, tout d’abord en produisant des ampoules fluocompactes puis en se concentrant sur les LED nettement plus polyvalentes et agréables à l’œil. Les composants standard et produits d’entrée de gamme sont délocalisés en Chine, mais une partie de la production a été relocalisée en Normandie.

 

Après avoir fait la preuve de sa viabilité dans l’éclairage, la startup Lucibel s’est diversifiée en en proposant une solution révolutionnaire d’accès internet , et s’est associée à cette occasion à Schneider Electric au sein d’une coentreprise, SLMS, destinée à exploiter le marketing lié à cette nouvelle technologie d’accès internet.

 

Le LiFi, un accès internet sécurisé et sûr

 

La startup Lucibel propose en effet un accès internet par LiFI, c’est-à-dire en remplaçant les ondes électromagnétiques du wifi par une modulation de la lumière diffusée par l’éclairage des locaux. Cette modulation de la lumière est indétectable par l’œil humain, mais peut en revanche être captée par une clef USB dédiée reliée à un PC (ou autre terminal connecté).

 

Cette élégante solution d’accès internet est naturellement sécurisée : le signal n’est disponible que dans la zone éclairée, et il est donc impossible de l’espionner de l’extérieur des locaux (au contraire d’un signal wifi dont la portée exacte ne s’arrête pas aux murs de l’entreprise ou de l’appartement !). La technologie proposée par la startup Lucibel évite également toute émission d’ondes électromagnétiques : il n’y a pas d’interférence indésirable avec des matériels sensibles, et pas de mise en danger de la santé (notamment pour les personnes électrosensibles). Le caractère prometteur de cette technologie explique que la société n’ait eu aucun de mal à lever 4 millions d’euros au printemps 2017, en sus des fonds précédemment levés.