Histoire de Starry

La startup Starry ambitionne tout bonnement de révolutionner l’accès internet en offrant une alternative à la fibre optique pour le très haut débit.

 

La startup Starry, nouvelle création d’un entrepreneur bien connu

 

Chet Kanojia, à l’origine de cette tentative de bouleverser l’accès internet, avait auparavant créé Aereo, une start-up qui proposait à ses clients un service de streaming des chaînes diffusées gratuitement. La société Aereo a dû s’arrêter pour des raisons légales, la Cour Suprême américaine s’étant opposée à cette reprise des contenus des chaînes gratuites, même si sa solution s’était révélée techniquement fonctionnelle dans les zones où elle était déployée.

 

La startup Starry s’attaque quant à elle à l’oligopole de l’accès internet, distribué aux Etats-Unis (et dans de nombreux autres pays) par une poignée de sociétés. Le projet et l’homme qui l’incarne ont convaincu les investisseurs, 62 millions de dollars ayant déjà été levés pour financer le développement de la nouvelle société…

 

Une nouvelle technologie d’accès internet

 

L’accès internet à haut débit à domicile repose actuellement sur la fibre optique, ce qui implique le déploiement d’un réseau complexe : il est nécessaire d’établir un lien physique entre la prise au sein de l’appartement (ou de la maison) et des concentrateurs, ce qui explique la lenteur de la généralisation de la fibre optique.

 

La startup Starry utilise une technologie alternative d’accès internet à très haut débit : la liaison se fait par des ondes, un peu comme avec le wifi mais en utilisant des ondes à très haute fréquence. Ces ondes baptisées mm waves par la startup Starry peuvent s’accommoder d’un débit nettement plus élevé que celui autorisé par les ondes wifi… mais au pris d’un réseau de réémetteurs nettement plus dense : la portée de ces ondes est moindre, et il faut donc multiplier les relais installés par exemple sur des bâtiments.

 

La technologie de la startup Starry est prometteuse, et un réseau est d’ores et déjà déployé à Boston au Massachussetts. Les incertitudes subsistent cependant sur la qualité de la liaison en cas de mauvaises conditions atmosphériques, ainsi que sur le coût du déploiement d’un tel réseau à l’échelle d’un pays entier et plus seulement d’une ville test.